vux
11th August 2005, 23:33
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Evo jedan forum na nasem jeziku, napokon ;)
hannibal
12th August 2005, 21:55
Evo jedan forum na nasem jeziku, napokon
Vux: Ljepa "gesture" ali tesko ces naci nekog. Kako moze covjece doznati sa medija mnogi izmjedju njih su ili u zatvoru (Lukovic), na bjegu (Gotovina) ili se sjuce sa sumljivim tipovima ili poslovima (Rosso, Glasnovic, Andabak)....
But don't despair. If I would be in your shoes I would make a website about Bosnians in the Foreign Legion and the Foreign Legion in General. If you look at the database of French casualties in the Indochina War you will find quite a lot of Bosnians of all nationalities who had died there, fighting in the Legion. Some time ago I have also come upon a name of Adjudant-Chef SALIH GUSIC from Bosnia and Herzegowina.
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RECIT DES ANCIENS
LES ENTRETIENS DE LA FSALE
Au cours d'un colloque passionnant : Légion Etrangère, mythes et réalités, organisé par la F.S.A.L.E., sous le patronage de Monsieur le Premier Ministre Pierre MESSMER, Madame Guillemette de SAIRIGNE, fille du Colonel de SAIRIGNE, conduit une table ronde autour de laquelle se trouvait un ami de l'A.A.L.E.P., l'Adjudant-chef Salih GUSIC. C'est avec plaisir que le Trait d'Union livre cet entretien à ses lecteurs.
Madame Guillemette de SAIRIGNE : En quinze ans de Légion, vous avez été sur tous les fronts : deux séjours en Indochine entre 1949 et 1954, l'Algérie de 1954 à 1962 et même l'Egypte en novembre 1956 lors de l'affaire du canal de Suez ! Dans la nuit du 9 au 10 avril 1954, vous êtes parachuté avec votre unité, le 2ème Bataillon Etranger Parachutistes, sur Diên-Biên-Phù où vous tiendrez un mois le point d'appui «Huguette» avant d'être fait prisonnier par les Viêts. Repris après une tentative d'évasion, vous serez envoyé comme mauvaise tête dans un camp disciplinaire d'où vous serez libéré parmi les tous derniers en septembre 1954. Des six cents hommes du 2ème B.E.P. impliqués dans l'opération, il en reviendra à peine plus de cent.
Pourtant, ce ne sont pas ces hauts faits que je vais vous demander d'évoquer, même s'ils vous ont valu la Médaille Militaire, neuf citations dont trois à l'ordre de l'Armée et le grade de commandeur de la Légion d'Honneur le 6 décembre dernier, du rarement vu pour quelqu'un qui est sorti du rang. A travers votre exemple, ce que nous voudrions comprendre, c'est en quoi la Légion peut-être pour certains un formidable instrument d'intégration.
Adjudant-Chef GUSIC : Je suis né en Yougoslavie, plus précisément en Bosnie-Herzégovine, dans la ville de Banja-Luka. En 1944, devant la détérioration de la situation et l'approche de la fin de la Seconde Guerre Mondiale - tous ceux qui s'intéressent à l'histoire connaissent les difficultés que nous avons connues -, devant l'avancée des troupes soviétiques à travers les Balkans, une très grande partie de la population a fui la Yougoslavie, la Bosnie, la Croatie, la Slovénie. A l'âge de dix-sept ans, je me suis trouvé dans ce flot de réfugiés.
Nous avons été internés d'abord par l'armée anglaise dans des camps en Italie. A cette époque, il y avait un très grand nombre de prisonniers de guerre, de personnes déplacées, ceux que les Anglais appelaient displaced persons. Cette présence en Italie a duré environ deux ans. Au bout de deux ans, grâce à certaines lois de l'ONU, on a autorisé un certain nombre de chef d'entreprises, notamment des allemands, à venir parmi nous chercher des volontaires pour aller travailler à la reconstruction de l'Allemagne. Les Allemands avaient appelé cela Aufbau, reconstruction. Comme je parlais assez bien l'allemand, nous avons réussi à nous faufiler parmi les Allemands. Vous savez, la vie dans les camps n'était pas du tout intéressante !
Nous nous sommes rapidement rendu compte que, en étant ouvrier en Allemagne, on n'avait pas beaucoup d'avenir devant soi : on pouvait rester ouvrier, c'est tout. Ce camarade, plus âgé que moi, qui avait un peu voyagé, m'a dit : «Le mieux pour nous, ce serait d'aller en France. On va s'engager à la Légion.» Ce qui fut fait.
Nous sommes arrivés à Coblence. Là, on nous a proposé très gentiment : «Préférez-vous vous engager ou travailler dans le Nord de la France ?» Il s'agissait des mines notamment, comme auparavant, pour les Polonais. Nous avons préféré nous engager. Nous avons été rapidement dirigés sur Marseille et, de Marseille, à Sidi-Bel-Abbès. Là, on peut dire que j'ai eu la chance d'être affecté aux transmissions. En Yougoslavie, on apprenait le français au lycée comme première langue. J'arrivais donc à m'expliquer. Entre temps, j'avais réussi à me perfectionner.
Au bout d'un mois ou deux, j'ai été présenté au commandant de cette compagnie. Il m'a demandé ce que je voulais faire. Je lui ai répondu en français : «Je voudrais essayer un peloton d'élèves gradés.» Il m'a demandé : «Où as-tu appris le français ?» «Ici, à la Légion.» J'ai été aussitôt dirigé vers le peloton d'élèves caporaux. En sortant de ce peloton, comme il est de tradition à la Légion, nous avons tous été présentés à la revue de catégorie du corps. Tout le 1er R.E. était présent, avec la musique, et chacun montrait ce qu'il savait faire. Le colonel, accompagné du commandant de compagnie, passait en revue tous ceux qui arrivaient, qui partaient, qui étaient promus, punis, etc. J'ai eu encore de la chance. J'ai eu affaire au Colonel Babonot qui rentrait d'Indochine. Il m'a vu; je présentais bien. Il a demandé au capitaine si j'avais de bonnes notes. «Oui, il est sorti parmi les premiers.» A ce moment là, la Légion avait besoin de cadres. Il a dit : «Il n'y a qu'à l'envoyer au peloton de sous-officiers.» J'ai donc effectué un peloton de sous-officiers. A la fin, nommé sergent, je me suis porté volontaire pour le 2ème bataillon étranger de parachutistes qui était alors en formation à Sétif.
De Sétif, nous sommes partis en Indochine. Comme Madame de Sairigné vient de vous le dire, j'ai eu de la chance mais je dois ajouter que nous avons eu affaire à des officiers avec qui, tout en respectant une certaine rigueur et discipline - je peux dire qu'ils avaient quelque chose de paternel -, on se sentait en confiance. Personnellement, je me sentais très bien. Il y a ici des officiers généraux qui me connaissent. A plusieurs reprises, on m'a vraiment fait confiance. Je ne vous citerai que deux exemples.
Le premier s'est passé en Tunisie, en 1952. Il y avait eu des événements assez graves; un colonel avait été assassiné. Nous étions à Sétif, notre base de formation. Nous avons été dépêchés rapidement là-bas. Comme il n'y avait pas alors beaucoup d'officiers, je faisais fonction d'officier des transmissions. Un jour, j'ai accompagné à Tunis le chef de bataillon, qui allait voir le général pour prendre des ordres. Je devais avoir aussi des ordres pour les transmissions. A cette époque, en 1952, la France était rattachée à l'OTAN. Lorsque je me suis présenté au commandant chargé des transmissions, ce dernier a hésité et n'a pas voulu me donner le document secret qui s'appelait «Ordre de base de transmissions», dans lequel il y avait tous les indicatifs, etc., puisque la France faisait partie de l'OTAN. Je lui ai dit : «Mon commandant, il y a ici mon chef de corps, le chef de bataillon. Il va revenir et vous allez peut-être pouvoir le lui donner.» Au bout d'un moment, le commandant Brothier est revenu avec sa sacoche, dans laquelle il y avait tous les documents que le général venait de lui remettre. Il m'a dit : «Gusic, j'ai un camarade à voir ici. Garde moi ma sacoche.» L'autre officier a vu la confiance que l'on nous faisait et il a accepté de me donner le document.
Une autre fois, c'était en Algérie, lors de l'une de nos opérations dans les Aurès; comme adjudant-chef, j'étais le troisième personnages de la compagnie, après le capitaine et le lieutenant en second. Nous nous sommes heurtés à une bande rebelle, la plus ancienne dans le djebel Chellia. C'étaient des irréductibles. Mon commandant de compagnie a été blessé. Aussitôt après, le lieutenant adjoint l'a été également. On m'a confié la compagnie. Je me suis senti fier d'avoir sous mes ordres cent soixante bonshommes. Ça tournait comme une montre, je n'avais aucun problème. Pendant quarante-huit heures, on m'a laissé commander la compagnie alors que l'on aurait pu très bien trouver rapidement un officier et l'amener par hélicoptère.
Ceci pour vous dire que je me sentais vraiment à l'aise. Cette confiance que le commandement nous manifestait à tous les échelons avait quelque chose d'exceptionnel pour nous.
J'ai quitté le régiment en 1962. Depuis trente-huit ans, nous sommes invités par les différents chefs de corps à rendre visite au régiment, à rencontrer les jeunes. Entre-temps, j'ai fait quinze ans d'activités comme officier de réserve. En sortant comme adjudant-chef et ayant un certain brevet, on m'a nommé sous-lieutenant. Je n'ai pour ainsi dire jamais quitté la Légion.
Madame Guillemette de SAIRIGNE : Pour conclure, il faut dire que vous avez eu une intégration parfaitement réussie puisque vous avez travaillé vingt-deux ans à Aéroport de Paris et que vous avez épousé une femme française.
Adjudant-Chef GUSIC : Je me suis marié avec la sœur d'un sous-officier affecté chez nous comme ce que nous appelons «cadres blancs». Nous n'avions pas suffisamment de sous-officiers. Ce dernier venait du Maroc, du 10ème Bataillon de Chasseurs Parachutistes à Pied. J'ai fait la connaissance de sa sœur et je suis marié depuis quarante-cinq ans !
vux
12th August 2005, 23:52
Ma znam da nema puno ljudi, da hoce da se sakupi makar mala ekipica koja je zainteresovana za Legiju, ja bi bio zadovoljan ;)
Hvala na info. o bosancima u legiji :)
hannibal
13th August 2005, 00:01
Ma znam da nema puno ljudi, da hoce da se sakupi makar mala ekipica koja je zainteresovana za Legiju, ja bi bio zadovoljan
As I said make a website and link your forum there. This way you will attract more people to your board then if you host only a forum. I know this from personal experiences. Thrust me.
-PerfectSoldier-
31st August 2005, 23:14
Za prvi post pozdrav susjedu ;)
vux
1st September 2005, 06:14
Welcome m8 :)
Dobro dosao :)
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